Rechercher :


Voir le glossaire pour les termes employés


A propos de ce site et de l'auteur


Accueil du site


me contacter


J'ai écris ces lignes il y a longtemps et depuis pas mal de choses ont changé. Je les laisse car si ma situation à évolué, je trouve qu'au fond cela reste d'actualité. Je pense notamment aux journées d'information et de formation « offertes » pour des logiciels propriétaires et coûteux. Puis les courriels quelques moins plus tard, incitant à ne plus pirater. C'est normal me direz-vous. Mais « curieusement » il n'y a jamais de journées d'information ou de formations « offertes » sur le thème du logiciel libre et de Linux. Pourtant en ces jours difficiles pour nombres de confrères, ces solutions gratuites et légales seraient un plus non négligeable...

Seulement voilà, cela ne paye pas suffisamment selon certains !



J'utilise Autocad, tu veux toujours parler avec moi ?



Certes, Autocad est utile pour se placer sur le marché (et j'ai longtemps continué à cause de ça), mais c'est un logiciel franchement lourd. Si un jour j'ouvre un cabinet, quel seront mes choix en matière d'informatique ?


Autocad est cher, lourd, lent. Mais puissant, me direz-vous. En effet, les possibilités de travail avec lui sont énormes, tellement, qu'une bonne partie du logiciel ne m'est pas franchement utile !

Par exemple, ses possibilités en 3D : incompatibles avec les produits autres que ceux de l'éditeur. Et la liste est longue ...

Le problème est que le maîtrisant, j'ai un mal fou à utiliser autre chose (qui ne fonctionne pas pareil) ...


Petite note depuis l'écriture de cet article à l'époque où j'étais encore étudiant (avant 2003) :

je suis désormais à mon compte. J'ai donc fait des choix.



Pourquoi je parle de ça ?



Les logiciels libres sont rarement utilisés dans les agences. Il y a plusieurs raisons à cela. Le plus souvent j'entends que le « libre » ne fait pas « pro » !

Il y a aussi le fait que les logiciels libres sont peu connus et que les professionnels pensent qu'un gros logiciels leur permettra de répondre à tous les cas de figure, même si cela n'arrive jamais !


Pourtant, la plus part des logiciels libres suivent une progression incroyable par rapport aux logiciels commerciaux. Les mises à jours se succèdent régulièrement, plusieurs fois par an et gratuitement.

Les logiciel propriétaires progressent lentement, au mieux une fois par an et parfois tout les deux ans (Autocad). Quand on peu parler de progression, car parfois, seule l'ergonomie change (perturbant vos habitudes, vous contraignant parfois à de nouvelles formations payantes).



Les logiciels propriétaires obéissent à une logique commerciale, tandis que les logiciels libres se développent en fonction de la demande des utilisateurs.


Dans le domaine graphique, les logiciels libres sont nombreux et puissants (voir par exemple www.linuxgraphic.org) et permettent de décupler ses capacités, sans contraintes ni limites.

Quelques chose vous manque ?

La plus part du temps, il est possible de programmer certaines fonctions avancées, soit même, à l'aide de scripts. Mais rien ne vous empêche d'écrire à l'équipe de développement. Lorsqu'une même demande atteint un certain cotas, les développeurs la réalisent.


Les outils « libres » m'ont beaucoup apportés, mais il est parfois difficile de perdre certaines habitudes. Alors j'essaye de m'adapter et ce site est là pour partager mes découvertes et est un énorme pense-bête !



D'où est-ce que cela vient ?



Lorsque je faisais mon Projeteur en 94, les enseignants refusaient les « rendus machines », tout devait être fait à la main. Quelque part c'était une bonne chose, car la base c'est la connaissance de la technique, un logiciel n'est qu'un outil.


De même, durant mes premières années en école d'archi, je devais me battre contre certains enseignants qui refusaient aussi ce type de travaux. L'ennui c'est que depuis, la tendance s'est inversée. Autocad, Photoshop, les formateurs n'ont plus que cela sur les lèvres. C'est là, la base du problème.



Ce sont eux qui ont quelque part imposé ce type d'enseignement. Parce que c'est ce qu'ils maîtrisent. Or malgré la puissance de Gimp, parfaitement comparable (et compatible) à Photoshop, je n'ai encore jamais rencontré d'enseignant en ventant les mérites.


Mais vous êtes vous demandés pourquoi les enseignants maîtrisent ils ces logiciels ?


Parce que par un curieux hasard, ils reçoivent des formations gratuites de la part des éditeurs de logiciels avec à la clef une ou plusieurs licences gratuites !

Cela n'a rien d'illégal et c'est une forme de promotion pour l'éditeur.



Quel enseignement ?



Il suffirait que l'enseignement apporte la base de l'utilisation des logiciels sans imposer une marque.

Comment dessiner à l'aide de calques, comment gérer les couleurs, les lignes (la plus part des logiciels de conception fonctionnent sur les mêmes bases), …


Maintenant, il faut bien que cet enseignement ait une base concrète. Pourquoi du « libre » ?


On nous parle de «  piratage !  » , or à votre avis, l'étudiant qui apprend toute l'année à utiliser un logiciel commercial, il utilise quoi chez lui ?!


Un logiciel libre porte un nom facile à comprendre. L'enseignant peut distribuer en début d'année les logiciels enseignés. Et Linux ne doit pas être un prétexte de refus car nombreux sont les logiciels libres qui fonctionnent aussi sous Windows et Mac. L'étudiant fera ensuite son choix.


Certes, certains logiciels n'ont pas d'équivalent libres. Du moins pas au même niveau. Mais c'est dans les premières années que l'on doit avant tout porter l'accent sur les techniques.

Par exemple, apprendre le dessin technique sur Autocad est parfaitement stupide, car le support est bien trop complexe. Qcad, logiciel libre multi-plateforme, qui utilise les bases du dessin « machine » ferait parfaitement l'affaire !




Les techniques



Pouvoir se vendre en apprenant de l'Autocad, Photoshop, Indesign, Revit, 3Dmax, (...) à l'école ?


Un peu, pourquoi pas, mais l'enseignement ne doit pas être basé sur de tels outils. Aujourd'hui, c'est à celui qui aura appris Archicad, Artlantis (...) qui s'oppose à l'Autocadien et 3Dmaxien ...


Bref : Nous apprenons à être les esclaves d'un produit plutôt que les maîtres d'une technique.


On n'apprend que de moins en moins comment rendre l'aspect brillant avec des nuances de gris, pourquoi un objet se déforme lorsqu'il se reflète sur un cylindre, comment faire les ombres portées (même approximativement). On ne nous apprend d'ailleurs pas non plus comment rendre une présentation dynamique et attractive. Par contre, avec 3D Studio Max, on vous dira comment utiliser les plugins !


D'ailleurs j'ai entendu plusieurs fois quelque chose de curieux :

Je trouve navrant que l'on apprenne pas à créer et gérer une agence, conduire un projet, faire et « gagner » un concours, bref ce qui est sensé nous attendre après l'école.

On me répondait alors que ce n'est pas à l'école de jouer ce rôle, de former à l'aspect commercial du métier. D'accord, mais alors que faites vous en enseignant l'usage de logiciels commerciaux ?


N'est-ce pas lié ?



Les réalités du marché



Maintenant, il faut être réaliste, Il y a plus de demande aujourd'hui pour Photoshop et MS Office, que pour Gimp et OpenOffice.

Mais si vous connaissez d'avantage les principes de bases, vous serez réactifs aux tendances du marché !


Vous croyez ces « grands logiciels » éternels ?

L'actualité parle souvent de rachats, fusions, …

Un gros éditeur achète un concurrent pour le faire disparaître. Je n'invente rien !


Un logiciel libre peut disparaître, c'est vrai. On parle alors de « développement arrêté ». Mais les sources sont là et il n'est pas exclu qu'une autre équipe se forme pour continuer.

J'ai pu observer que les bon produits ne s'arrêtent pas. Il arrive même qu'ils se dédoublent. C'est à dire qu'une autre équipe part des sources d'un logiciel pour créer le sien. Si cela n'apporte rien, on dit que c'est un « fork » (fourchette). S'il y a un véritable intérêt, les deux poursuivent leur route. C'est deux fois plus de chance d'avoir une bonne pérénité du produit et des outils complémentaires.



Donc rien ne vous empêche d'êtres multi-cartes, vous permettant de vous retourner confortablement.

Utilisez un logiciel commercial ou deux (selon votre activité) et appuyez vous d'avantage sur du libre qui lui, évolue vite.

D'autant que si vous maîtrisez vos outils, on vous écoutera. Il m'est ainsi arrivé de « placer » du libre dans des entreprises qui n'en avaient jamais entendu parler. Malgré le coût dû à la transition (souvent nul, suivant les logiciels, comme MS Office vers OpenOffice/LibreOffice), l'argument est de poids !


Si vous vous lancez à votre compte, les frais de départ pouvant être important pour l'équipement, mettez-vous directement au libre. Certes, c'est radical mais vous serez vite gagant.

Aller, « au pire », achetez juste une licence Windows basique que vous installez avec VirtualBox sous Linux afin d'utiliser LE logiciel commercial dont vous ne pouvez vraiment pas vous passer. VB permet le copier-coller, glisser-déposer, d'un système invité vers un client (et vice-versa).


Mais ne vous laissez pas avoir par « le miroir aux alouettes » de certains éditeurs. MS Office n'est pas plus facile à utiliser que LibreOffice. Ils plantent parfois tous les deux mais pas forcément pour les mêmes raisons.



Lisez le « Pseudo Manifeste » d'André Pascual - un bon point de vue sur la question !

Le piratage au service des monopoles - vu sur uZine


A voir également le témoignage d'une migration de Windows vers Linux :

http://www.framablog.org/index.php/post/2014/04/29/migration-college-vers-Ubuntu


Mise à jour mai 2015

Retourner en haut de la page


archilinux.org - architecture, linux et infographie

découvrir, utiliser le système gnu/linux et les logiciels libres, par la pratique










ARCHITECTURE


LINUX


TECHNIQUES


MATERIEL


DIVERS